Le Québec...

Une odyssée de 1608 à 2000

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1608-1660 

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                     Samuel de Champlain                                                                                                                               «L'Abitation» de Champlain et son équipage

    En 1608, Pierre Du Gua de Monts, lieutenant-général du roi en Nouvelle-France et fondateur de Port-Royal, charge le sieur de Champlain de fonder un établissement sur le Saint-Laurent. Avec ses trente hommes, Samuel de Champlain établit d'abord un contact avec les Amérindiens pour ensuite passer l'hiver à Québec. Il est opportun de mentionner que les Français constituent, grâce à leur arrivée en terre américaine, le premier peuple véritablement organisé dans les Basses-Terres du St-Laurent et des Grands Lacs. Il est à noter que le sieur de Champlain se préoccupe aussi de la cartographie du fleuve St-Laurent, comme on peut le voir sur la carte ci-dessous.

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    En 1627, le ministre Richelieu fonde, en compagnie d'une centaine de nobles français, La Compagnie des Cent-Associés. Soulignons que Champlain fait partie de cette association. Il est intéressant de mentionner que les compagnies à monopole exercent, comme leur nom l'indique, un monopole total sur le commerce des fourrures, qui fonctionne à plein régime. Les compagnies doivent, en retour, coloniser un peu le territoire. On tente, par le fait même, d'implanter un système qui créerait un compromis entre la colonie-comptoir et la colonie de peuplement. Sans nécessairement parler d'un échec, on peut toutefois dire sans se tromper que, vu les nombreuses guerres et les différents conflits avec les amérindiens, la progression coloniale est relativement lente. Il est toutefois important de spécifier que moult efforts font de la Nouvelle-France une province où tant le développement économique que social demeurent en constante progression.

Devoirs des compagnies à monopole

1- Soutenir la colonisation
2- Construire les établissements nécessaires
3- Assurer le transport des colons
4- Distribution des terres et participation au gouvernement et à la justice

    Vers le milieu des années 1600, un premier recensement chiffre la population à 3215 habitants. Ce nombre n'est en rien révélateur de la situation si l'on se fie aux différents projets lancés afin de coloniser le territoire.


    Le morale de la population en constante décroissance, le fait qu'il y ait trop d'artisans et que les débouchés en agriculture se créent de plus en plus difficilement amènent un sentiment d'incertitude et, par le fait même, une émigration vers la France ou une orientation vers la traite des fourrures pour certains agriculteurs.

    Afin de contrer les différents problèmes qui sévissent en Nouvelle-France, la Compagnie des Cent-Associés propose et instaure un ingénieux système de partage des terres: le régime seigneurial. Aussi, dans le but d'accroître la population, le système des engagés est instauré en 1632. Ce dernier consiste à amener des immigrants sans argent aux frais des compagnies à monopole. Aussi, un effort considérable est fait en 1659 alors que plus de 200 personnes quittent La Rochelle en direction de la Nouvelle-France. Malheureusement, 70 meurent en mer et il ne reste que des malades qui débarquent à Québec.


    Il est toutefois à noter qu'en 1658, Marguerite Bourgeoys fonde sa première école à Montréal ainsi que la Congrégation Notre-Dame.


    Bref, le segment 1608-1660 s'est soldé, du côté économique, par un flagrant manque de diversité; la seule source de véritable profit étant le commerce des fourrures. Dans le contexte social, on peut noter deux intéressants points:  les problèmes encourus dus au scorbut lors du premier hiver de l'équipage de Champlain et  l'insuffisance des moyens utilisés afin d'augmenter la population ont conduit la Nouvelle-France à un état latent en matière de croissance démographique. Finalement, le Conseil de Surveillance constituait le seul appareillage politique de l'époque; ses membres étant choisis par les compagnies à monopole, il est permis d'affirmer que les règles ont pu être enfreints à tout moment.


    Malgré ces quelques éléments qui pourraient faire paraître la Nouvelle-France du temps sous un mauvais jour, il est essentiel de dire que les années qui suivirent furent un signe de l'amélioration et de l'organisation néo-française.

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