Le Québec...

Une odyssée de 1608 à 2000

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1608-1660

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1960-2000

1660-1750

    Cette période du temps est principalement marquée par la fin du règne des compagnies à monopole au profit du gouvernement royal. Mécontent de l’évolution de la colonie, le nouveau Roi de France, Louis XIV, met sur pied un nouveau système gouvernemental pour la colonie. Le gouvernement royal est administré en France par le Roi et son Ministre de la marine. Bien qu’ils possèdent l’autorité totale, étant donné la distance qui les sépare de la colonie, ils ont bien peu d’influence sur celle-ci. Dans la colonie même, entre deux personnes, et un conseil, sont divisés les pouvoirs. Il s’agit du Gouverneur général, de l’intendant et du Conseil souverain (ou supérieur). Le Gouverneur est le représentant du Roi dans la colonie. Il s’occupe de l’armée et des relations extérieures avec les autres peuples, notamment la Nouvelle-Angleterre et les Amérindiens. L’intendant, pour sa part, joue le rôle d’administrateur. Il est entre autres responsable de la voirie, du commerce, des finances, des ordonnances et de la justice. Le conseil souverain, lui, est un tribunal.

 

    Ce nouveau système a comme mission de régler deux problèmes majeurs que les compagnie à monopole ont apportés : il faudra diversifier l’économie, qui jusqu’à présent, se concentre presque uniquement à la traite des fourrures, et il faudra peupler la colonie, devoir que l’on avait laissé de côté dans le siècle précédent.

 

    Dans l’esprit mercantile qu’exerce la France sur sa colonie, il est difficile pour elle de pouvoir diversifier son économie étant donné l’absence de marché. Mais, deux intendants tentent leur chance et obtiennent une certaine réussite. Jean Talon, intendant de 1665 à 1672, a notamment fait sa part dans le domaine de l’agriculture. Avec l’arrivée de nouvelles techniques, l’agriculture s’est développé au rythme de la population. Le lin, le chanvre, le houblon, le tabac, les légumes, le blé; tous étaient cultivés. Cependant, aucun, à l’exception du blé, était exporté. Talon réussira tout de même à créer, dans la colonie, de petites fabriques telles des brasseries, des tanneries et autres. C’est dans le même esprit que Gilles Hocquart, intendant de 1729 à 1748, tente à son tour de diversifier l’économie. Hocquart développe entre autres la construction navale. Il multiplie également le nombre de seigneuries et il encourage lui aussi la création de fabriques et d’industries. Son nom est d’ailleurs relié à la plus grande industrie du 18e siècle, les Forges du St-Maurice, celle-ci oeuvrant dans le domaine de l'équipement militaire. Durant ces années, afin de favoriser l’exportation on instaure un système de commerce triangulaire. Il s’agit d’exporter des matières premières de la Nouvelle-France, vers les Antilles et la France, en retour de produits finis. À l’intérieur même de la colonie, les intendants créent une monnaie pour la Nouvelle-France: la monnaie de carte. Cependant, cette monnaie a un grand défaut, elle ne possède aucune valeur assurée, elle ne peut donc qu'être utilisée en Nouvelle-France.

 

    Pour résoudre le problème de peuplement, plusieurs solutions sont trouvées. C’est se qu’on appelle la politique de peuplement. Tout d’abord, on tente d’attirer les immigrants en Nouvelle-France. On accueille les braconniers, entres autres les faux-saulniers. Seuls les immigrants protestants sont refusés. On fait venir de France des ouvriers à qui l’on paie le voyage et à qui l’on promet des contrats de 3 ans. Des filles du roy, jeune femme célibataire venant également de France, sont intégrées à la colonie dans un but de procréation. C’est d’ailleurs la procréation qui sera le facteur le plus dominant pour la croissance de la population. Enfin, les seigneurs offrent des terres aux militaires déjà sur place, afin de les inciter à rester dans la colonie.

 

    À cette époque du temps, la population se divise parmi trois principales villes: Montréal, Trois-Rivières et Québec. En ville, on retrouve trois classes sociales distinctes : les marchands, les artisans et les militaires. En campagne, toujours sous le régime seigneurial, on retrouve les deux mêmes classes sociales : les seigneurs et les censitaires.

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L'Amérique du Nord  en 1720

    L’Église joue un rôle important à cette époque. La communauté religieuse de la Sacrée Congrégation de la Propagande s’occupe alors des missions au nom du Pape. Les religieux se divisent en trois grandes catégories. Les auxiliaires, des frères et des sœurs, s’occupent principalement des écoles et des hôpitaux. Les réguliers sont des prêtres en communauté, et les séculiers, des prêtres seuls. Ces derniers, se font aider des marguillers, personnes élues par la population, pour administrer les paroisses.

 

    Il est à noter que durant ces années plusieurs guerres se sont déroulés, et que plusieurs traités ont été signés. Cependant, ceux-ci seront détaillés dans prochaine section étant donné leur lien étroit avec la Conquête.

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