Le Québec...

Une odyssée de 1608 à 2000

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1960-2000

1791-1840

    Cette période du temps commence avec l’application d’une toute nouvelle constitution, l’Acte Constitutionnelle. Le but de celui-ci est de restructurer le système gouvernemental. Ainsi, cette constitution divise désormais le territoire en deux, le Haut-Canada et le Bas-Canada. Ces deux régions possèdent un gouvernement identique, à une exception près. Au Bas-Canada on retrouve le Gouverneur général en tête de liste, mais pour le Haut-Canada on nomme un Lieutenant-gouverneur qui agit comme son représentant. Ensuite, on retrouve dans les deux régions un Conseil exécutif, un Conseil législatif et une Chambre d’assemblée. Le Gouverneur possède le droit de veto sur tout, mais doit tout de même déclencher des élections au minimum à tout les quatre ans. Les membres du conseil exécutif veillent à l’application des ordres du Gouverneur et sont choisis par ce dernier pour une période indéterminée. Le conseil législatif, aussi appelé Sénat, est formé de sénateurs nommés à vie pour approuver, modifier ou rejeter les projets de l’Assemblée. La Chambre d’assemblée constitue le seul endroit où les membres sont élus par la population. Ces membres votent des lois et des taxes. Mais comme le Gouverneur général a droit de veto sur tout, la chambre basse ne possède aucun pouvoir réel. Au Bas-Canada, les postes des conseils exécutifs et législatifs sont occupés par des anglophones, mais la Chambre d’assemblée, choisi par le peuple, est majoritairement canadienne française. Le parti canadien français de l’assemblée se nomme Parti Canadien (ou Parti Patriote).

 

    L’économie du Haut et Bas-Canada est bouleversée par les guerres napoléoniennes et le blocus de l’Europe. Londres exerce maintenant un système de protectionnisme ( tarifs douaniers préférentiels ) envers ses colonies. Le secteur du bois, en demande par l’Angleterre pour la construction de navires de guerre, connaît alors un accroissement important au Bas-Canada. Étant donné la baisse des exportations de fourrures, c’est le bois qui devient la ressource la plus sûre. À Québec, le port se développe et l’on voit apparaître de nombreuses scieries et  plusieurs usines de construction navale. En régions, le nombre de chantiers de coupe de bois et de scieries augmentent rapidement. En 1817, les Montrealers se donnent un nouvel outil d’investissement, la Banque de Montréal. Les Canadiens français font de même en 1834, en ouvrant la Banque du Peuple. À Montréal, le secteur du transport prend de plus en plus d’importance. Le transport du blé du Haut-Canada nécessite la construction du Canal Lachine.

    À cette époque, on retrouve trois classes sociales : la bourgeoisie d’affaire, la bourgeoisie professionnelle et la classe des ouvriers et artisans. La bourgeoisie d’affaire est formé de propriétaires, presque tous des Canadiens anglais, de compagnies et d’entreprises. la bourgeoisie professionnelle est constitué de la faible minorité de Canadiens français instruits qui occupent des postes d’administrateur et de fonctionnaire. Les ouvriers et les artisans, eux, sont ceux qui travaillent dans les compagnies à titre de scieur, bûcheron, journalier, domestique…etc.

 

    Bien que le secteur du bois connaisse un essor remarquable, on ne peut en dire autant de l’agriculture au Bas-Canada. La détérioration du sol due aux mauvaises techniques, le morcellement des terres, la surpopulation sur celle-ci, ainsi que l’accès limité à de nouvelles terres portent le monde agricole, vers 1810, en état de crise. On se voit obliger de pratiquer une agriculture de subsistance. Cette crise est donc à l’origine de nombreuses disettes et de morts.

 

    Après l’arrivée des Loyalistes vers la fin du 18e siècle, c’est maintenant au tour des Écossais et des Irlandais de débarquer en très grande nombre. Ces immigrants sont des gens très pauvres qui ont fait le voyage dans des conditions pénibles et sans hygiène, de sorte qu’à leur arrivée, plusieurs sont malades et affaiblis, et d’autres n’ont pu survivre à la traversée. Ceci provoque au Bas-Canada une importante épidémie de choléra, qui elle aussi, sera responsable de la mort de plusieurs.

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Louis-Joseph Papineau

    Au plan politique, on rencontre deux problèmes majeurs à la Chambre d’assemblée. Cette dernière voudrait contrôler les subsides et les taxes des douanes, principals source de revenu du gouvernement, car le Gouverneur général, ayant le droit de veto, se permet de prendre de l’argent de ces revenus afin de compenser aux dettes du Haut-Canada. Bref, les Patriotes voudrait obtenir un gouvernement responsable. Ceci provoque une importante série d’élections de 1818 à 1828. En 1834, les députés décident de soumettre à Londres un texte comprenant toutes leurs demandes: les 92 résolutions. Par surcroît, ils refusent de voter tout budget tant que Londres n’aura pas répondu à leurs demandes. Au printemps 1837, Londres répond aux Patriotes par un document nommé les 10 résolutions de Russell. Non seulement Londres n’acquiesce pas à leurs demandes, il autorise le gouvernement à puiser de l’argent dans les subsides. Il n’en faut pas plus pour créer un mouvement de rébellion chez les Patriotes. Le gouvernement Gasford suspend alors la constitution. Au Bas-Canada, les Canadien français boycottent les produits anglais. Puis, à l’automne 1837, l’assemblée des six comptées va encore plus loin et ils utilisent, pour la première fois dans ce conflit, la violence. Le premier affrontement à lieu à Montréal entre le Doric Club et les Fils de la Liberté. L’Église tente de calmer les Canadiens français en les menaçant d’excommunier ceux qui résistent à l’ordre. Le 23 novembre, les Patriotes obtiennent leur seul victoire face à l’armée anglaise, celle de St-Denis. Peu après, ils subissent la défaite à St-Charles et à St-Ours. Les derniers résistants sont exilés, arrêtés, et d’autres subissent l’ultime sort, la pendaison.. Pendant l’hiver de 1838, Louis-Joseph Papineau, chef du Parti Patriote, s’exile aux États-Unis, car il est recherché par les autorités. Robert Nelson, également réfugié aux États-Unis, fonde l’armée secrète des Frères Chasseurs et déclare l’indépendance du Bas-Canada. Au printemps 1838, Londres envoie au Bas-Canada un Gouverneur-enquêteur du nom de Lord Durham. Le successeur de Durham à titre de Gouverneur, Lord Colborne, demande aux Anglais et Mohawks, en les armant, de rétablir l’ordre comme ils le veulent. C’est ainsi que plusieurs résidences canadiennes françaises sont incendiées. En 1839, le rapport Durham est publié. Durham juge que la base du problème se situe dans la diversité de l’ethnie. Il caractérise la race française comme étant un peuple dont l'infériorité est irrémédiable. Par ailleurs, il déplore une absence d'histoire et de culture. Il recommande donc l’union des deux Canada dans le but de l’assimilation de la race française. Il recommande également la tenue d’un gouvernement responsable ainsi que le « rep by pop » ( nombre de députés proportionnel à la population ). Cependant, Londres ne retiendra qu’une seule de ces recommandations, l’union des deux Canadas.

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Pendaison de Patriotes

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St-Eustache, durant les Rébellions

    Bref, les événements se bousculant et le désir patriotique canadien français en constante ascension, on peut affirmer que des changements sont à prévoir.

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