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Le Québec... Une odyssée de 1608 à 2000 |
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1840-1867 De l'Union à la Confédération Lan 1840 est marqué par le divulgation dune quatrième constitution, lActe dUnion. À la suite des recommandations du rapport Durham, lActe dunion, qui unit les deux Canadas, est créé dans le but dassimiler les Canadiens français. Cette constitution naura toutefois pas les effets que lon aurait voulu obtenir de la part des Canadiens anglais.Au début des années 1840, lAngleterre, voulant pratiquer le libre-échange, décide de ne plus exercer le protectionnisme envers ses colonies. On remarque une baisse dintérêt des Britanniques envers celles-ci. Cest ainsi que la colonie devient de plus en plus autonome. Dans les années 1840, une union politique se forme entre les réformistes canadiens français, dirigés par Louis-Hippolyte Lafontaine, et les réformistes canadiens anglais, sous lordre de Robert Baldwin. Pour quune telle union se produise, chaque parti doit faire des compromis. Du côté canadien français, on accepte le régime dunion même si celui-ci les place en minorité. Chez les Canadiens anglais, on reconnaît au peuple canadien français une certaine autonomie culturelle, des pouvoirs économiques, et on renonce à les assimiler. Ayant un but commun, lobtention dun gouvernement responsable, ils exercent leur système de double majorité pour parvenir à celui-ci. Voyant la domination des Réformistes, Londres demande à Lord Elgin, Gouverneur général à ce moment, de respecter les volontés de lassemblée et de donner le plein pouvoir au chef du parti majoritaire. Cest ainsi que responsabilité ministérielle est officiellement reconnue en 1848. Les deux premières décisions prises sous ce gouvernement sont le rétablissement de langue française comme une langue officielle ainsi que lindemnisation des victimes des Rébellions de 1837-1838. Les Canadiens anglais sont furieux et mettent le feu au parlement, mais le Gouverneur refuse dintervenir. Cependant, dès 1851, des failles sintroduisent au sein du gouvernement. Des Réformistes canadiens anglais, devenus des Grits, protestent contre le « french domination » et réclament le « rep by pop », étant donné que la population canadienne anglaise est maintenant supérieure à celle des canadiens français. Le gouvernement devient instable, coûteux et inefficace. Le chef grits, George Brown, lance alors un projet de coalition dans le but dune Confédération.
La fin du protectionnisme amène certains problèmes au niveau économique. Le Canada-Uni doit trouver de nouveaux marchés. On se tourne donc vers les Maritimes avec qui lon conclu un accord de libre-échange où les produits agricoles, les produits de pêche, le bois et le charbon représentent la marchandise commercée. Mais, les Maritimes ne peuvent suffire pour supporter léconomie du Canada-Uni; il faut donc trouver un marché plus grand. Cest avec les États-Unis, qui obtiennent le doit de pêche sur nos côtes, que lon signe en 1854 en traité de réciprocité valable pour 10 ans. Cette accord devient rapidement très profitable et bénéfique pour le Canada-Uni. La crise agricole prend fin avec la possibilité de maintenant pratiquer deux nouveaux produits agricoles rentables: la culture maraîchère et les produits laitiers. Cependant, lagriculture en région reste de subsistance, car elle est trop éloignée des marchés. Dans les villes, une nouvelle méthode de production de biens naît; ce sont les manufactures. Larrivée de ceux-ci provoque une croissance importante de léconomie et de la population. Cette croissance de population est aussi bénéfique pour les agriculteurs, puisque le nombre dacheteurs de produits agricoles augmentent également. On en profite aussi pour effectuer une restructuration de ladministration de la colonie. On abolit donc le système seigneurial pour laisser place au système municipal, et les commissions scolaires soccupent désormais de la formation des jeunes. La croissance économique, elle, permet la construction dun premier réseau de chemin de fer, le Grand Tronc. Toutefois, le traité de réciprocité est abandonné est 1864, pendant la guerre de sécession américaine. On doit à nouveau se tourner vers les Maritimes pour soutenir léconomie. Mais, il faudrait la construction dun nouveau chemin de fer qui rejoindrait les Maritimes et lOuest, dont certains croivent en lutilité du développement de celle-ci. On rencontre cependant un problème, on manque de capitaux. À nouveau lidée dune Confédération semble la solution la plus juste.
Une autre faiblesse se révèle au même moment. Londres, appuyant les sudistes dans la guerre de sécession, on craint une attaque des nordistes au Canda-Uni. On se rend très vite compte que larmée possède très peu de ressources. Il faut également être en mesure de se défendre contre lexpansionnisme américain si jamais ceux-ci décidait de conquérir le territoire canadien. Une fois de plus, la solution logique reste la Confédération.
Avec ces trois problèmes majeurs et dautres qui sajoutent, par exemple le problème démigration vers les États-Unis qui persistent toujours, il faut maintenant agir. Les deux chefs des partis conservateurs du Canada ouest et est, respectivement John A. Macdonald et Georges-Étienne Cartier, donnent leur appui à George Brown dans son idée de coalition. Les Maritimes, elles, ne donnent pas leur plein appui sur le projet, mais semble un peu intéressées par celui-ci. Quant à Antoine-Aimé Dorion, il désapprouve totalement lidée. Cest ainsi, quen 1864, une première conférence, celle de Charlottetown, regroupant les colonies de lAmérique du Nord britannique, a lieu dans le but de sentendre sur la création dune Confédération. Daprès cette conférence les pouvoirs seraient distribuer ainsi : les questions dintérêt commun serait laffaire du fédéral, et toutes affaires à caractère local seraient gérées par les provinces. La même année, une deuxième conférence, celle de Québec, tenue dans le but de rédiger à Londres un texte nommé les 72 résolutions pour soumettre leur projet, a lieu. En 1866, Londres accepte le projet. Terre-Neuve et lÎle-du-Prince-Édouard, par contre, le refuse. Le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et le Canada-Est accepte, mais avec une faible majorité. Quant au Canada-Ouest, il accepte le projet avec une forte majorité. On crée donc lActe de lAmérique du Nord britannique, une nouvelle constitution qui entre en vigueur le 1er juillet 1867. Dans cette dernière, on retrouve trois pouvoirs: les pouvoirs exécutifs, les pouvoir législatifs et le pouvoir judiciaire. Le pouvoir législatif est formé par le Sénat à Ottawa et du Conseil législatif dans les provinces. À lExécutif, le Cabinet des ministres, dirigé par le chef du parti qui a gagné le plus de sièges, exécute les décisions du Parlement et gère les fonds publics. Le pouvoir judiciaire, lui, doit interpréter la Constitution et doit régler les conflits entre les individus. Différents pouvoirs sont attribués au fédéral et au provincial, mais le Québec se voit imposer trois obligations particulières. La Québec est la seule province où le bilinguisme est officiel, où les commissions scolaires n'ont le choix dêtre catholiques ou protestantes et où on retrouve des comtés protégés.
Cette solution de Confédération réussira-t-elle à satisfaire tous et chacun ? |